04.06.2007
Liberté d'expression ?
En "surfant" sur le net' (comme disent mes jeunes assistants), je suis tombé sur cette dépèche AFP :

PEKIN (AFP) - Pour le 18e anniversaire du massacre de la place Tiananmen de Pékin, passé sous silence par les médias officiels, les autorités chinoises ont maintenu la pression sur les dissidents, qui ont dénoncé lundi les arrestations et les mises en résidence surveillée. (...)
Cependant, Ding Zilin, une responsable des "Mères de Tiananmen", et un petit groupe de personnes ont été autorisées à organiser dimanche soir une brève cérémonie dans l'ouest de Pékin, près de l'endroit où, pense-t-elle, son fils âgé de 17 ans a été tué d'une balle dans le dos en 1989, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989.
"C'est la première fois en 18 ans que nous avons été autorisés à faire cela", a expliqué à l'AFP Mme Ding, qui est cité depuis plusieurs années pour le Prix Nobel de la Paix.
"Peut-être essaient-ils d'améliorer leur image avant les jeux Olympiques" en 2008, a-t-elle ajouté.
A Hong Kong, qui bénéficie d'une large autonomie et d'une plus grande liberté d'expression, plusieurs dizaines de milliers de manifestants devaient participer lundi soir à la traditionnelle veillée en mémoire des victimes.
Ce rassemblement est la seule cérémonie commémorant cet événement qui soit autorisée sur le sol chinois.
Le 30 juin 1989, un rapport de la mairie de Pékin avait fait état de "dizaines de militaires morts, 6.000 membres des forces de l'ordre blessés, plus de 3.000 civils blessés et plus de 200 morts dont 36 étudiants".

De Cuba en Corée du Nord, d'Afrique aux anciens satellites de l'URSS jusqu'à la Chine, rien n'est encore gagné.
Tout juste 50 ans après la répression sanglante à Budapest, et 18 ans après le soulèvement de la place Tiananmen et la chute du mur de Berlin, la dictature et le totalitarisme sont encore bien vivants dans les "Républiques Démocratiques Populaires", qui détiennent dans leurs geôles de nombreux journalistes...
La défense de la liberté, celle de penser, de s'exprimer, de croire, d'entreprendre et de travailler, demeure bien (même dans nos démocraties occidentales !) un combat de tous les jours.
A quelques mois des JO de Pékin, il serait bien que nos gouvernements occidentaux se mobilisent pour exiger de la Chine des réformes qui aillent dans le sens de la liberté et du respect des personnes.
Quand à nous, "simples citoyens", nous pouvons également faire pression sur le gouvernement chinois en signant la pétition de "Reporters Sans Frontière" pour demanderla libération de Yang Zili, de Ching Cheong, de Shi Tao, et à Cuba de Miguel Galván Gutiérrez, de Fabio Prieto Llorente et de Ricardo González
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté d'expression, chine, Tiananmen, journalistes, JO, jeux olympiques, francois de chantérac



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